Affichage des articles dont le libellé est Marche. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Marche. Afficher tous les articles
vendredi 27 décembre 2013
lundi 16 décembre 2013
Trek sur les volcans (jour 4)
La nuit aura été meilleure que la précédente en tente et assurément meilleure qu'une seconde nuit en tente avec ce vilain rhume. Rhume, allergies, sinusite? Ce n'est pas un problème d'acclimatation à l'altitude. Je suis convaincu et l'avenir me donnera raison, je l'espère. Pas d'eau chaude pour une nouvelle douche ce matin. Tant pis.
L'espace déjeuner de notre auberge, le El Chimenea, se trouve au 4e étage avec une vue imprenable sur la ville enchassée par les montagnes. Je devrais dire par le volcan Tunguraha. Il y aurait eu une éruption en 2006 qui a ensevellie une vingtaine de maison, un peu à l'extérieur de Banos; on parle de volcan actif ici. Ça ne semble pas affecter les gens dans leure vie de tous les jours par contre.
Comme prévu, Miguel passe à 9h pour nous récupérer et nous conduire dans une visite guidée privée du secteur. On commence par la route des cascades en direction de l'Amazonie. Chose qui surprend, c'est que la température est plus élevée ici en plus d'une humidité très présente. L'altitude plus basse, à 1800 mètres apporte une amélioration à la recherche d'oxygène. Il y a plusieurs cascades magnifiques sur cette route. Nous pourront en voir quelques unes mais question de nous tester, notre guide nous propose de traverser le canyon de la rivière Verde (si je ne me trompe pas) dans une nacelle suspendue à des cables.
Chantal était très emballée, moi? je me suis poussé un peu.
Ce fut une expérience agréable mais trop courte! La nacelle se déplaçait trop vite pour me permettre de savourer et de prendre les photos d'usage.
De l'autre côté, Miguel nous a instruit sur les plantes de la région incluant les avocatiers, les citronniers, les bananiers et j'en oublie.
Nous avons poursuivi en voiture sur la superbe route des cascades et avons arrêté de nouveau pour visiter la plus célèbre soit "Le chaudron du diable". Il y avait beaucoup de touristes malgré que nous soyons sur semaine.
Nous avons dégusté un autre plat typique dont on ne retient pas le nom mais dont on se rappèle le goût et le nombre de calories; les équatoriens offrent toujours d'immenses portions. En supplément, nous avons bu un grand verre d'un jus de fruits préparé sur place. On devrait parler de "Smoothie" plutôt que jus de fruits. C'était délicieux!
On termine notre court moment à Banos avec une visite de l'église qui est tout à fait superbe puis on remonte dans le Land Cruiser et reprenons la direction de Quito. Nous avons au minimum trois heures de route à faire.
Nous ferons tout de même une courte pause au marché artisanal indigène de Salasaca. La qualité de tout ce qui s'y trouve est exceptionnel. Ces gens sont des tisserands de premier ordre. Chantal a encore fait une folle dépense!
Rien ne ralentira plus notre retour à Quito. Nous terminerons cette aventure de 4 jours par une bonne bière avec celui qui au départ était notre guide et maintenant notre ami, Miguel. Il a été d'une générosité extrème et toujours attentif à nos moindres besoins incluants ceux relatifs à la sécurité. Gracias mi amigo Miguel!
------------------Si vous désirez passez un peu de temps en Équateur et nous vous le suggérons fortement, contactez Équateur Voyage Passion. Ils ont été aux petits soins avec nous. Ils nous ont organisé un séjour super agréable et adapté. Ils ont ajusté avec souplesse le contenu de notre 4ième journée. Pour des frais très très raisonnables, nous avons eu droit à un guide et un cuisinier pour nous seul. Ils organisent tout type de voyage (croisière, trek, haute montagne, Amazonie, etc). Recommandé par Simplement 2 voyageurs!
Guy
vendredi 13 décembre 2013
Trek sur les volcans (jour 2-3)
1er décembre 2013
Petit déjeuner adéquat à l'auberge Tia de Latacunga. Miguel nous prend à 8h comme prévu. Latacunga est plus tranquille en ce dimanche matin. La météo est parfaite et le restera.
Petit déjeuner adéquat à l'auberge Tia de Latacunga. Miguel nous prend à 8h comme prévu. Latacunga est plus tranquille en ce dimanche matin. La météo est parfaite et le restera.
Le Cotopaxi est visible dans toute sa splendeur. Nous récupérons Fernando, le cuisinier, à l'entrée du parc. Nous roulons quelques kilomètres d'abord sur une nouvelle route asphaltée superbe, puis sur une route de gravier pour enfin atteindre l'endroit de notre campement, à 3800 mètre, en face du volcan. Notre première tâche de la journée est de s'installer. Miguel nous donne notre tente en nous demandant, le sourire en coin, si on peut la monter nous même. 4 minutes plus tard, on va le retrouver pour voir si lui a besoin d'un coup de main pour la tente Cuisine. Je crois qu'il n'avait jamais vu sa petite tente d'expédition se monter aussi vite! Elle est pratiquement identique à celle que nous avons utilisé pendant trois mois. Facile!
Après l'érection des tentes, Fernando nous conduit plus loin sur le plateau avec le 4 X 4 pour nous permettre de couvrir plus de terrains.
Le plan est de faire une longue randonnée pédestre facile à 3800 mètres et de se taper une petite ascension à 3950 mètres.
Après l'érection des tentes, Fernando nous conduit plus loin sur le plateau avec le 4 X 4 pour nous permettre de couvrir plus de terrains.
C'est d'une beauté inexprimable; j'ai les larmes aux yeux.
Le plan est de faire une longue randonnée pédestre facile à 3800 mètres et de se taper une petite ascension à 3950 mètres.
Nous visitons des ruines pré-inca très intéressantes.
Nous croisons plusieurs hordes de chevaux sauvages. Notre guide a un pas un peu rapide à mon goût aujourd'hui. Je traine un peu pour prendre quelques photos pas trop moches. Mes forces diminuent plus la journée avance. Arrivé au camp après presque 18 km, je frappe le mur. Ça ressemble à une crise d'allergies saisonnières d'une ampleur jamais vu. J'ai beau avalé tout ce que je trouve, rien n'y fait.
Nous avons en cadeau une vue superbe sur le volcan, juste en face de notre tente.
La soupe de Fernando sous notre grosse tente sera excellente par contre. Le sac de couchage, juste assez grand pour un Équatorien, ne me garde pas au chaud non plus. Heureusement que ma doudoune me permettra de passer au travers. Vers 2 heures du matin, dans ce paradis de silence, la musique de discothèque nous réveille. Qu'est-ce que c'est? Notre équipage d'encadrement dort trop dur pour aller voir semble-t-il. Moi, j'ai tellement envie de soulager mes intestins que je prend sur moi de me déplacer à la lampe frontale, sur 150 mètres, vers les toilettes, en zigzaguant à travers le crotin de chevaux sauvages.
Plus je m'approche des bâtiments sanitaires, plus il est clair que le bruit vient de là. Il y a une camionnette, très semblable aux camionnettes policières de Quito, stationnée devant les toilettes. Je n'y vois pas âme qui vive mais la musique en provient bien. Il faut dire que je n'ai pas mes lunettes et qu'il fait très noir. Je m'empresse de faire mon petit cadeau et de déguerpir pour me recoucher. Quelques temps passeront puis la musique cessera. J'aurai une très mauvaise nuit puisque la médication ne fait pas grand chose si ce n'est me donner la diarrée.
2 décembre
J'ai mal dormi. À 6 heures, je sors dehors pour respirer un peu; un peu mieux à tout le moins. La toile extérieur de la tente est gelée et commence à peine à se réchauffer.
Nous sommes sous la brume; on ne voit pas à 100 mètre, donc le lever de soleil sur le Cotopaxi sera pour un autre jours. Mon état de santé s'est amélioré un peu depuis la veille. Fernando nous cuisine un délicieux déjeuner et organise toute notre nourriture pour la journée.
Avec la fourgonnette, il nous monte jusqu'au stationnement du volcan Cotopaxi à 4600 mètre d'altitude. J'ai un peu l'impression d'être un imposteur. Les montagnes devraient toujours se gravir à force d'homme, sans aide de véhicules; la difficulté de celle-ci tient seulement à l'altitude et à un peu d'équipements techniques pour ceux qui montent sur le glacier afin d'atteindre le sommet.
Ce n'est pas technique du tout mais l'altitude exige la lenteur; nous avons le souffle court.
Après 45 minutes, plutôt que les 60 prévues, nous atteignons le refuge Jose Ribas à 4860 mètres.Yé!
Il est en rénovation et les matériaux sont montés à dos d'ânes; quel force! Miguel nous sert un thé que nous prenons dans une pause de 30 minutes pour ne pas brusquer les choses. Puis on repart pour notre objectif.
Doucement, un pas à la fois, nous franchirons la bordure du glacier à 5000 mètres d'altitude.
C'est tellement beau et grandiose; je pleure de joie mais je fais le nécessaire pour garder ce moment personnel pour moi seul. Aucune aventure n'avait jamais atteint cette intensité pour moi (je n'ai pas d'enfant!) malgré qu'elle soit accessible à toute personne en bonne forme physique avec un temps d'acclimatation adéquat. Le coût n'a aucune importance. L'important c'est d'être ici, maintenant.
Nous traversons une langue de neige inclinée sur fond glacé puis entreprenons la descente dans une section vierge du volcan connue de notre guide.
Nous déambulons sur des blocs de lave, des cailloux volcaniques instables ou encore de la cendre datant de la dernière éruption majeure en 1877. Une bonne grêle nous donnera vraiment une impression de haute montagne.
À un moment, nous n'avons de choix qu'une paroi verticale pour progresser sans revenir sur nos pas. Miguel utilisera une corde pour nous sécuriser dans notre descente.
La marche de retour qui nous remmenera au campement à 3800 mètres sera assez longue. J'arriverai au camp à bout de force et dans une crise d'allergies-rhume extrème. Chantal a la forme. On dirait qu'elle revient d'une ballade sur la rue St-Jérome! Pour mon bien, notre guide propose un plan B. Nous souperons tôt (encore excellent ce Fernando!) et quitterons le camp en direction de Banos, la ville ou hâbite Miguel, sise à 1800 mètres, plutôt que de risquer une seconde nuit sous la tente et une quatrième journée en montagne. Si mon problème est du à l'altitude, il devrait disparaître.
Suite à 2 bonnes heures de route, nous prenons une chambre au El Chimenea avec eau chaude en prime! J'ai un tympan douloureux probablement causé par la descente rapide de 2000 mètres en moins de 2 heures. Trop fatigué, nous n'utilisons pas la piscine ni le bain de vapeur. Nous n'avons pas l'énergie nécessaire non plus pour nous rendre aux fameux bains thérapeutiques de Banos à moins d'un kilomètre de l'auberge. Ce sera dodo!
Note: Vous pouvez visionner le film que nous avons fait de cette expérience ici.
Guy
Avec la fourgonnette, il nous monte jusqu'au stationnement du volcan Cotopaxi à 4600 mètre d'altitude. J'ai un peu l'impression d'être un imposteur. Les montagnes devraient toujours se gravir à force d'homme, sans aide de véhicules; la difficulté de celle-ci tient seulement à l'altitude et à un peu d'équipements techniques pour ceux qui montent sur le glacier afin d'atteindre le sommet.
Nous débutons la montée vers le refuge.
Ce n'est pas technique du tout mais l'altitude exige la lenteur; nous avons le souffle court.
Après 45 minutes, plutôt que les 60 prévues, nous atteignons le refuge Jose Ribas à 4860 mètres.Yé!
Il est en rénovation et les matériaux sont montés à dos d'ânes; quel force! Miguel nous sert un thé que nous prenons dans une pause de 30 minutes pour ne pas brusquer les choses. Puis on repart pour notre objectif.
Doucement, un pas à la fois, nous franchirons la bordure du glacier à 5000 mètres d'altitude.
C'est tellement beau et grandiose; je pleure de joie mais je fais le nécessaire pour garder ce moment personnel pour moi seul. Aucune aventure n'avait jamais atteint cette intensité pour moi (je n'ai pas d'enfant!) malgré qu'elle soit accessible à toute personne en bonne forme physique avec un temps d'acclimatation adéquat. Le coût n'a aucune importance. L'important c'est d'être ici, maintenant.
Nous traversons une langue de neige inclinée sur fond glacé puis entreprenons la descente dans une section vierge du volcan connue de notre guide.
Nous déambulons sur des blocs de lave, des cailloux volcaniques instables ou encore de la cendre datant de la dernière éruption majeure en 1877. Une bonne grêle nous donnera vraiment une impression de haute montagne.
À un moment, nous n'avons de choix qu'une paroi verticale pour progresser sans revenir sur nos pas. Miguel utilisera une corde pour nous sécuriser dans notre descente.
La marche de retour qui nous remmenera au campement à 3800 mètres sera assez longue. J'arriverai au camp à bout de force et dans une crise d'allergies-rhume extrème. Chantal a la forme. On dirait qu'elle revient d'une ballade sur la rue St-Jérome! Pour mon bien, notre guide propose un plan B. Nous souperons tôt (encore excellent ce Fernando!) et quitterons le camp en direction de Banos, la ville ou hâbite Miguel, sise à 1800 mètres, plutôt que de risquer une seconde nuit sous la tente et une quatrième journée en montagne. Si mon problème est du à l'altitude, il devrait disparaître.
![]() |
| Photo de http://www.travelswithmiha.com/ |
Note: Vous pouvez visionner le film que nous avons fait de cette expérience ici.
Guy
mercredi 11 décembre 2013
Trek sur les volcans (jour 1)
30 novembre - La journée des extrêmes
Puis on se remet en marche pour le sommet, avec Miguel cette fois. Il ouvre la voie d'un pas très lent.
On se réveille un peu plus tôt ce matin puisque nous quittons notre douillette auberge pour entreprendre 4 jours de trek en montagne. Gérald d'Équateur Voyage Passion nous présente Miguel, notre guide et Fernando, notre cuisinier, qui lui nous rejoindra le 1er décembre.
Notre destination pour la journée est le volcan Gua Gua Pichincha. 1h30 de voiture est nécessaire pour atteindre la base. La première moitié est l'infernal chassé-croisé habituel dans la circulation de Quito, puis vient ensuite la seconde moitié en pleine nature.
Miguel nous transporte avec un Toyota Land Cruiser 4 X 4 et nous comprenons rapidement pourquoi. La route pour la base du volcan n'est pas une route mais une piste.
Nous roulons sur le flanc de la montagne avec une vue en plongée sur le précipice. Le 4 X 4 passe lentement chaque virage en lacet le plus souvent en 1ère vitesse. Nous devons avoir une grande confiance en notre conducteur pour cette expérience jamais vécue.
À 4129 mètres, Miguel nous propose de monter doucement à pied. Très doucement (tranquilo). Lui, montera le camion par étape afin de nous secourir si nécessaire. Ça ne le sera pas. Nous atteindrons le refuge à 4500 mètres après 1h30 de marche.
En passant, les gens font cette ascension aussi à vélo, en partant beaucoup plus bas. C'est assurément très difficile puisque c'est abrupte et l'altitude a son effet. Oubliez la coulée Carrier, cette montée c'est le "real deal".
Nous ne ressentons pas de malaise dus à l'altitude pour le moment. On prend tout de même une pause pour récupérer et manger un bon sandwich.
Un bel oiseau se reposait aussi devant le refuge.
Puis on se remet en marche pour le sommet, avec Miguel cette fois. Il ouvre la voie d'un pas très lent.
On peut voir le refuge en se tournant un peu.
On croise le gardien et son chien au pied de la croix. Il ne restera pas pour la photo. La vue est à couper le souffle. On voit même la très grande Quito.
On longe le bord du cratère du volcan, toujours en activité, sans en voir l'intérieur ni les fuméroles puisque nous sommes en parti dans un nuage.
Nous pouvons tout de même sentir l'odeur de souffre qu'il dégage. Nous aurons même de la neige pour une partie de la descente.
En se faufilant à travers les blocs de roches volcaniques, très friables, nous progressons.
On atteint finalement le sommet à 4780 mètres
La première partie de la descente sera assez technique. J'étais à ma limite. Une chute aurait eu des conséquences très graves.
La deuxième partie, ressemblait à du ski puisque l'on dérapait dans 30cm de gravillons. Mes souliers en seront remplis. Le freinage était presque impossible. Le seul moyen de ne pas terminer à plat ventre était de "skier sur les talons".
La troisième partie plus normale, nous a ramenée au refuge. Mission accomplie! On remonte dans le Toyota et on redescend l'étroite piste tortueuse.
Dans les virages, on ne voit que le vide au bout du capot pendant quelques secondes.
On traverse le petit village de Lloa pour entrer de nouveau dans Quito. Nous devons nous rendre dans une ville plus au sud, près du volcan Cotopaxi, en subissant encore une fois des dizaines de kilomètres de circulation infernale. Finalement, on monte sur la Panamericana. C'est beaucoup plus fluide mais on voit des choses déstabilisantes; tantôt une vache dans une boîte de camionnette trop petite pour elle, tantôt des vendeurs en bordure ou encore des gens qui traversent. Après 70 km, on entre dans Latacunga, ville bâtie à 2600 mètres d'altitude. La circulation y est encore plus incompréhensible qu'à Quito. Les rues sont très étroites et il y a rarement de signalisation aux intersections. Pas d'accrochage sous nos yeux. Comment font-ils?
Nous arrivons à l'auberge Tia, toute d'adobe, notre dortoir pour la nuit. Elle est très correcte. Notre chambre est grande et colorée. Miguel nous assure que le secteur est sécuritaire pour marcher. On se trouve un gentil resto ou je déguste une pizza et Chantal un "Carne Apanado". Délicieux! Le tout pour 4$.
Nous déambulons ensuite dans le coeur de la ville; c'est calme et la place centrale est vraiment jolie. Nous avons même droit à la sortie d'un mariage avec plein de belles personnes parés de leurs plus beaux vêtements. Nous nous offrirons une petite fantaisie soit un yogourt glacé aux fruits et chocolats. Miam! Nous retournons à la chambre pour nous reposer et prendre une douche bien méritée. Je ne m'y risquerai pas, faute d'eau chaude mais ma douce aura le courage nécessaire.
Guy
Inscription à :
Articles (Atom)

